Work in progress – 2016

L’illusion de penser pouvoir mettre en scène des prises de conscience individuelles et collectives sur l’urgence de l’„être ensemble“.

Face à la montée des extrémistes, de la violence et du repli identitaire, l’art doit assumer son rôle de révélateur. La danse contemporaine dans sa forme non verbale a ceci de particulier qu’elle actionne un processus de prise de conscience non maitrisé qui va chercher au plus profond de l’être. C’est l’ensemble des éléments qui fondent une identité (individuelle, collective) qui sont alors mis en jeux et par le mouvement, comme l’eau qui coule et trouve toujours sa voie, se cherchent et s’assemblent, se défont et recommencent, créent la pensée, la prise de conscience inattendue, la prise de position peut „être“.

Dans cette pièce il s’agit de proposer une expérience existentialiste et d’aller plus loin que la simple écoute. Le public est sur la scène, les initiatrices et initiateurs sont dans les gradins. Il n’y a aucune manipulation, juste des propositions, des impulsions données par des interventions qui peuvent amener à des actions individuelles et collectives. Il s’agit de trouver un dénominateur commun, ce qui lie et se délie, dans un processus qui est à découvrir.

Pour cette prise de risque le lieu de la rencontre est idéalisé, concentré, ouvert. C’est le théâtre, avec la scène, les gradins, les lumières, la musique. L’ordre y est dérangé pour rendre les propositions multiples possibles.

Sous-jacentes la réalité des luttes sociales, l’acceptation de l’autre, de la différence, des différences. Le questionnement La construction du groupe, des identités multiples, des affections, des politiques. La transformation de toutes et tous par chacune et chacun. La fête comme constituante d’une communauté, des communautés

Penser, agir, réagir, être dans un sens et dans l’autre, ensemble.
La communauté comme seul horizon possible.

Mars 2016